Les contre-indications à la luminothérapie ne sont pas nombreuses. En outre, ces contre-indications se fondent plus sur le principe de précaution que sur de réelles études ayant mis au jour l’émergence ou l’aggravation de pathologies liées à l’usage de la luminothérapie. En l’absence de recul sur une pratique thérapeutique employée couramment depuis seulement deux décennies, il convient cependant d’être prudent. Les potentiels effets nocifs de la luminothérapie font principalement débat pour 3 types de sujets.

Les patients atteints de maladies oculaires

Parmi les maladies oculaires, les rétinopathies constituent les principales causes de contre-indications, à plus forte raison lorsqu’elles sont associées aux médicaments utilisées pour les soigner. La vertéporfine notamment, laquelle traite les dégénérescences maculaires liées à l’âge, est connue pour former un cocktail détonant avec les ultraviolets. Cependant ce risque est à relativiser, les sources de luminothérapie de bonne qualité produisant peu ou pas d’UV. Les réserves émises pour les patients atteints de glaucome ou de cataracte ne s’appuient sur aucune expertise. Dans le cas de la cataracte, le principal grief vis-à-vis de la luminothérapie est davantage sa moindre efficacité que sa nocivité, le cristallin opacifié laissant passer moins de rayons lumineux. Quoi qu’il en soit, la prudence s’impose et un suivi régulier par un ophtalmologue avant, pendant et après la luminothérapie semble encore la meilleure des préventions.

Les personnes souffrant d’instabilité d’humeur marquée

Le trouble bipolaire, ou du moins certaines de ses phases, rend aléatoire le résultat de la luminothérapie. Les états mixtes de cette maladie, c’est-à dire les épisodes pendant lesquels cohabitent symptômes maniaques et dépressifs, devraient écarter tout traitement autre que médicamenteux, sous peine de risquer de faire basculer le patient vers la phase exclusivement dépressive. L’avis du psychiatre devrait précéder toute démarche de thérapie par la lumière. La détermination de l’état psychique dans lequel se trouve le patient est un préalable à la planification des séances de luminothérapie. Cette prudence vis-à-vis du malade n’est d’ailleurs pas spécifique à un protocole un peu « aventureux » comme la luminothérapie.

Les individus suivant certains traitements médicamenteux

La photosensibilisation, ou réaction anormale de la peau lors d’une exposition à la lumière, est un processus mettant en jeu les ultraviolets. Or les lampes utilisées en luminothérapie en rayonnent généralement très peu. Procurer tous les bienfaits de la lumière solaire en en éliminant les méfaits est même presque la raison d’être de la luminothérapie. Cependant des lampes de mauvaise qualité sont susceptibles de générer relativement beaucoup d’ultraviolets. Et même en petite quantité, ces derniers peuvent provoquer des troubles cutanés analogues aux coups de soleil lorsque dans l’organisme circulent certains médicaments. Parmi eux, les antibiotiques apparentés aux cyclines ou aux sulfamidés, ou encore les anti-inflammatoires, ceux appliqués par voie externe (pommade) étant particulièrement concernés.

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