Si les bienfaits du soleil pour lutter contre la fatigue et le stress sont bien connus, il n’est pas toujours évident de trouver le temps de s’y exposer, notamment lorsqu’on travaille. L’une des solutions est de pratiquer la luminothérapie, autrement dit l’exposition à une lampe reproduisant la lumière naturelle du soleil, directement sur votre lieu de travail.

Les origines de la luminothérapie

Découverte en 1903 par le médecin Ryberg Finsen, pour se soigner de certaines maladies dont la tuberculose, le champ de l’utilisation de la luminothérapie s’est étendu au traitement des dépressions saisonnières à la fin du XXème siècle. En effet, durant la période hivernale, la luminosité diminue et notre corps sécrète davantage de mélatonine, dite hormone du sommeil, habituellement délivrée au cerveau avant la tombée de la nuit pour diminuer notre état de veille. Cet effet n’épargne personne et s’observe d’ailleurs au travail, avec un taux d’absentéisme particulièrement élevé en hiver, lié à la fatigue ou à une déprime passagère. C’est là que la luminothérapie peut intervenir, nous apportant notre dose de soleil et le bien-être qui l’accompagne.

Comment pratiquer la luminothérapie ?

Les conditions optimales pour la luminothérapie

La pratique de la luminothérapie nécessite l’utilisation d’un matériel spécifique. Son efficacité va évidemment dépendre de la lampe choisie, d’une puissance variant de 2500 à 10000 Lux. Le temps d’exposition quotidien étant lié à la puissance, celui-ci sera d’environ 30 minutes pour une lampe de 10000 Lux contre 2 heures pour une lampe d’une puissance de 2500 Lux. Pour observer un impact de ce traitement sur une fatigue passagère, il est recommandé de pratiquer la luminothérapie au moins 5 jours consécutifs et à heures régulières, de préférence le matin. En fixant la lumière, la rétine va ainsi envoyer au cerveau « l’ordre » de réduire sa production de mélatonine, afin d’améliorer votre éveil.

L’utilisation de la luminothérapie au travail

Au travail, la luminothérapie permettrait de traiter les perturbations du rythme circadien (alternance veille-sommeil), liées au travail de nuit, mais également d’améliorer la productivité. L’éclairage artificiel est souvent insuffisant pour combler les besoins en lumière et l’installation de lampes ou d’écrans dédiés à cette thérapie peut compenser ce manque.

Pour une exposition ponctuelle, en salle de repos par exemple, mieux vaut opter pour une puissance de 10000 Lux, alors qu’une puissance de 2500 Lux sera préférée pour une exposition continue, dans un bureau par exemple. Pour les emplois mobiles, il est possible d’utiliser des lunettes dotées de diodes, durant 20 minutes par jour.

Concernant le travail de nuit, le recours aux dispositifs de luminothérapie est conseillé avant la prise de poste, le niveau de vigilance ayant tendance à baisser en fin de journée. Un simulateur d’aube peut également être utilisé pour permettre d’adapter le cycle veille-sommeil aux horaires variables.

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